Le Québec, terreau fertile pour le populisme ?
Extrait exclusif du livre Un aperçu du nouveau monde. Le populisme s'est-il installé chez nous ? La politique québécoise est-elle atteinte par cette manie ? Question encore plus pertinente : la société québécoise est-elle devenue, à cause d'une rupture qui s'est établie entre la population et sa classe politique, reflétée dans des sondages mais aussi dans le taux de participation électorale en baisse depuis le début du siècle (à 66 % lors des deux derniers scrutins), perméable à cette forme dévoyée de démocratie ? Dans un texte inédit, extrait de mon plus récent ouvrage, Un aperçu du nouveau monde, que je vous livre en primeur ici, j'analyse les prédispositions de la société à accueillir des leaders politiques pratiquant cette forme de politique qui renie les fondements de nos institutions, la nécessité du dialogue public, l'importance de la science pour fonder des décisions éclairées, entre autres. Pour moi, l'un des enjeux de la prochaine campagne sera de déterminer le genre de politique qui nous convient le mieux. Le populisme a déjà causé suffisamment de tort. Il est temps d'en revenir.
