Être chef
Quelles sont les qualités recherchées d'un chef politique ? Les chefs politiques sont des héros tragiques. Mais comment réussissent-ils à nous convaincre de les choisir ? La question se pose sérieusement au Québec et au Canada. En ce début d'année 2026, le parti formant le gouvernement et celui formant l'Opposition officielle à l'Assemblée nationale, la Coalition Avenir Québec et le Parti libéral du Québec, sont en pleine démarche de désignation d'un nouveau chef. Le premier ministre libéral du Canada, néophyte de la politique partisane avant son investiture en 2025 gouverne depuis moins d'un an. Son adversaire conservateur vient de sauver sa peau à la tête de son parti. Son leadership était contesté. Deux nouvelles figures dirigent Quebec Solidaire. Et le 10e chef du PQ, inconnu du public il y a à peine cinq ans, est évalué par les sondages comme le prétendant le plus sérieux au poste de premier ministre du Québec aux élections d'octobre. Le texte qui suit est une synthèse de réflexions que j'ai publiées au fil de mes années comme correspondant parlementaire, éditorialiste et chroniqueur au quotidien Le Devoir. Vous trouverez aussi dans mon carnet une section consacrée aux chefs politiques que j'ai eu l'occasion de rencontrer au cours de ma carrière ou dont j'ai commenté la personnalité, de Pierre-Elliott Trudeau à Lucien Bouchard, de Jean Charest à Pauline Marois, mais aussi Bernard Landry, Daniel Johnson, André Boisclair et Jean Chrétien. Ces textes révèlent chacun une manière de les juger, ou plutôt de juger la façon dont ils ont exercé leur rôle. Le parcours est instructif.
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