La chasse à l’électeur conservateur est ouverte
En remaniant son cabinet, en ce début d’automne, François Legault aurait pu prendre une certaine hauteur. Je m’attendais à ce qu’il revienne sur les raisons premières de son engagement en politique. Je l’aurais cru lucide quant à ses minces chances de conserver le pouvoir mais d’attaque pour un baroud d’honneur sur quelques causes nobles, écrivant lui-même les pages des futurs livres d’histoire consacrées à son mandat. Il s’est plutôt cantonné dans l’apologie d’une approche conservatrice du gouvernement, s’adressant visiblement à la frange de l’électorat qu’est en train de lui ravir Éric Duhaime et que convoite également le Parti québécois.
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