Vivement, des élections au Québec !!!

Le Québec est mûr pour des élections générales ce printemps. Avec un scrutin hâtif, nous pourrions calibrer nos attentes à l’égard d’un prochain référendum, exprimer notre préférence pour un style de leadership, prendre connaissance avec une meilleure clarté des propositions provenant de chefs qui représentent une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques. Ceux-ci et celles-ci seraient obligé-es de se commettre sans faux-fuyant. En même temps que l’on se débarrasserait d’un gouvernement usé. Bref, il s’agit de faire vivre la démocratie. Si elle devient cheffe de la CAQ le 12 avril, Christine Fréchette pourrait être tentée d'exercer le pouvoir tranquillement jusqu'à l'automne. Ce serait une arme à double tranchant. Plus on gouverne, plus on a la chance de faire des mécontents et, dans ce cas-ci, de rappeler à quel point nous en étions venus à détester ce gouvernement. En prenant de court ses adversaires, elle pourrait profiter de la chute du PQ et priver le PLQ de temps pour élargir la percée qui se fait jour chez les francophones. Des candidats caquistes appréciés localement pourraient tirer leur épingle du jeu et sauver les meubles.

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Fiasco SAAQclic : Comment se prémunir contre la malhonnêteté et l’incompétence ?

Nous parlions, hier, entre collègues, du rapport Gallant sur le fiasco SAAQclic. Nous nous demandions quelles en seraient les suites. Nous étions sceptiques tant à l'égard de l'efficacité de poursuites, de nouvelles réformes de gouvernance ou de l'ajout de nouveaux mécanismes de surveillance et de contrôle. Et l’un de nous résuma notre conversation par une boutade : « il ne nous reste plus qu’à espérer qu’il existe encore un enfer et un paradis », dit-il. L’enfer, surtout. Pour y laisser brûler, dans l’au-delà, ceux qui ont dilapidé les fonds publics, notre argent, par malhonnêteté ou incompétence. Ou un mélange des deux.

Quebec’s proposed constitution: A sword turned inward

Retrouvez mon analyse du projet de constitution du ministre Simon Jolin-Barrette dans les pages de la revue Inroads, une publication de langue anglaise destinée à un public pancanadien.

MIS À JOUR – La CAQ n’a rien à perdre à laisser tomber le 3e lien

La CAQ n’a plus rien à perdre à abandonner le projet de 3e lien autoroutier entre Québec et Lévis. Ce projet est devenu un boulet plutôt qu’un atout même dans les régions où il trouve encore quelques appuis. Au contraire, son abandon provoquerait sans doute un soupir de soulagement dans le reste du Québec, où les minces espoirs d’une résurrection de la CAQ ont encore une chance de se concrétiser. Dans la grande région de Québec et de sa rive sud, un nouveau sondage montre que même ceux qui en veulent n’y croient plus. Quant aux circonscriptions que le parti voudrait sauver lors des élections d’octobre en gardant ce projet contesté sur respirateur artificiel, elles sont déjà acquises au Parti conservateur du Québec (PCQ) d’Éric Duhaime, ou au Parti québécois, et ce même avec un nouveau chef à la tête de la CAQ, quel qu’il soit. L'annonce faite le 17 février par l'aspirante à la succession de François Legault, Christine Fréchette, ne changera probablement rien à cette situation.

Être chef

Quelles sont les qualités recherchées d'un chef politique ? Les chefs politiques sont des héros tragiques. Mais comment réussissent-ils à nous convaincre de les choisir ? La question se pose sérieusement au Québec et au Canada. En ce début d'année 2026, le parti formant le gouvernement et celui formant l'Opposition officielle à l'Assemblée nationale, la Coalition Avenir Québec et le Parti libéral du Québec, sont en pleine démarche de désignation d'un nouveau chef. Le premier ministre libéral du Canada, néophyte de la politique partisane avant son investiture en 2025 gouverne depuis moins d'un an. Son adversaire conservateur vient de sauver sa peau à la tête de son parti. Son leadership était contesté. Deux nouvelles figures dirigent Quebec Solidaire. Et le 10e chef du PQ, inconnu du public il y a à peine cinq ans, est évalué par les sondages comme le prétendant le plus sérieux au poste de premier ministre du Québec aux élections d'octobre. Le texte qui suit est une synthèse de réflexions que j'ai publiées au fil de mes années comme correspondant parlementaire, éditorialiste et chroniqueur au quotidien Le Devoir. Vous trouverez aussi dans mon carnet une section consacrée aux chefs politiques que j'ai eu l'occasion de rencontrer au cours de ma carrière ou dont j'ai commenté la personnalité, de Pierre-Elliott Trudeau à Lucien Bouchard, de Jean Charest à Pauline Marois, Jacques Parizeau, mais aussi Bernard Landry, Daniel Johnson, André Boisclair et Jean Chrétien. Ces textes révèlent chacun une manière de les aborder, ou d'apprécier la façon dont ils ont exercé leur rôle. Le parcours est instructif.