Bienvenue dans mon carnet
Le monde est souvent déconcertant. Même s’il regorge de beautés et de fulgurances. La société se cherche. Entre le choc des générations et l’accélération du changement, que faire sinon continuer, sans relâche, à essayer de comprendre pour aspirer à influencer le cours des choses. C’est ce que je fais depuis tant d’années. Je livre, dans ce carnet, quelques réflexions anciennes toujours d’actualité pourtant. J’y ajouterai désormais, après quelques années de silence relatif, des analyses nouvelles. Que j’ai envie de partager avec vous. Pour lire, il faut s’abonner. C’est gratuit.
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Une traversée du premier quart de siècle.
Par un recueil de mes textes publiés depuis les années 1990 jusqu'à aujourd'hui, sur la mondialisation, la révolution numérique, la laïcité, l'indépendance, le populisme et la participation citoyenne, le nationalisme, les inégalités, la lutte des âges, le printemps érable, la démocratie et les folies de Donald Trump, tous les grands enjeux qui ont défini où nous en sommes.
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Un aperçu du nouveau monde
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Une traversée du premier quart de siècle.
Articles et conférences, et quelques inédits, regroupés en six chapitres :
Le passage à l’An 2000 s’est fait sur un bogue informatique : nous l’avons vécu entre crainte et gloire des technologies. Nous sommes entrés dans la société du risque. J’ai commencé le nouveau siècle comme journaliste pour devenir entrepreneur social. Je suis un enfant de l’Institut du Nouveau Monde, que j’ai fondé en 2003. Je décris, dans ce chapitre, mes premiers pas dans ce nouveau siècle et en fait le bilan provisoire.
La mondialisation fait rêver d’une planète ouverte et accessible. Elle a creusé les inégalités. On a compris que la mondialisation renvoie les nations à elles-mêmes et à leurs responsabilités. Comme l’a dit Mark Carney, si tu n’es pas à la table, tu es au menu. Dans cet univers, les nations sont des intermédiaires indispensables entre le vertige de la globalisation et l’étau des appartenances communautaires.
Dans ce monde, comment vivrons-nous ensemble, égaux et différents ? L’égalité, une condition démocratique. Que veut dire laïcité au XXIe siècle ? Au Québec, nos lois laïcistes sont-elles adoptées pour les bonnes raisons ? Comment gérer l’immigration ? Qu’est-ce que la nation québécoise ? La souveraineté du Québec, toujours d’actualité ?
La révolution numérique est en marche depuis longtemps. À chaque génération sa nouvelle technologie. Aujourd’hui l’IA. Hier, l’internet. Mêmes enjeux, mêmes promesses, mêmes craintes. Une vie plus facile. Mais moins de vie privée, une déshumanisation des rapports, le spectre des fausses nouvelles à l’ère où nous sommes tous messagers. L’État ne doit pas céder au souverainisme des geeks. Ni à la domination de quelques puissances d’argent.

Le populisme gangrène même les démocraties les plus avancées. Donald Trump n’est pas une anomalie. Le Québec n’est pas à l’abri de cette façon cynique de gouverner. La participation citoyenne est un antidote. Mais elle est battue en brèche. Pourquoi les citoyens se désintéressent-ils de la politique ?
La prochaine révolution sera celle de la responsabilité. Aujourd’hui, l’insécurité domine les cœurs. Mais l’insécurité paralyse. Elle mine la confiance, condition du développement, qui doit désormais être durable. Nous devons passer de l’indignation à la recherche de solutions. Retrouverons-nous le goût du risque ?
La couverture du livre met en valeur une œuvre de Dominique Rajotte, artiste-peintre de talent, qui exprime des sensibilités aiguisées, inspirées par la beauté de la nature, son jardin, « le feu de la vie » (le titre de cette oeuvre-ci), la profondeur des sentiments, la solidité des convictions malgré les incertitudes du présent. Dominique et moi partageons notre vie depuis plus de 35 ans.

MIS À JOUR – La CAQ n’a rien à perdre à laisser tomber le 3e lien

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PEQ : Et si Tanguay tendait la main à Legault…
Ni bouclier, ni miroir. Le projet de constitution de la CAQ traduit une vision autoritaire et paternaliste de la nation québécoise
Le 30 octobre, il y a 30 ans : Des papillons dans l’estomac
Pour ce dernier article de la campagne référendaire de 1995, j’avais essayé de saisir l’état d’esprit des électeurs. Après une trentaine de jours d’un débat animé, effervescent, auquel tout le monde avait ajouté son grain de sel (nous ne savions pas encore que 94 % des électeurs se prévaudraient de leur droit de vote), l’anxiété était palpable. J’avais intitulé mon texte : « Des papillons dans l’estomac ». Il était publié en Une du journal Le Devoir où je sévissais depuis cinq ans comme correspondant parlementaire à Québec. Je reprends ici certains des passages de ce texte et je rappelle, en m’appuyant sur les textes que j’avais rédigé la veille du scrutin, mon bilan de la campagne, et le soir du vote, pour en donner les résultats, les faits saillants de ce moment clé de notre histoire.

